SWAN | 19.07.05

Ecrasante chaleur, vie au ralenti, conduite vitre baissée, le paysage qui défile.

Mes vieilles cassettes ne me servent plus qu’en voiture. “Red Apple Falls” de Smog est étroitement lié à l’habitacle de ma Caroline. Plus beau disque de Bill Callahan pour moi, je ne me lasse pas de la luminosité des chansons et de leur habillage cuivré. Dernier digne survivant de la vague us lo-fi, Smog réinvente sa formule minimale chaque année. La richesse et l’inventivité des arrangements, posés sur des accords squelettiques laisse béat à chaque écoute.
Embrumé et endormi, je me traine sans motivation jusqu’aux quais de Rhone. J’écoute un soundcheck et reste. Le groupe s’appelle Swan et il captive. Quatuor minimal et juste, jouant tout en retenue, Swan ère sur des routes écrasées par la chaleur. Chaque halte est une histoire qui conte le loser magnifique, la dérive et le doute du sentiment. A moins que ce ne soit qu’évocations.

Petit voyage de 3/4 d’heure et premier grand road-movie de l’été.

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